L'exigence du geste

La pierre n'est pas un support. Elle est le point de départ. Tout le reste s'organise autour.
Ce qu’elle est

Le rapport à la matière

Ici, la pierre n’est pas un produit de consommation.

C’est une matière à approcher, à observer, à comprendre.
Chaque pierre est singulière, elle ne se répète pas et ne se reproduit pas.

Le travail ne cherche pas à imposer une forme, mais à révéler celle que la matière contient déjà.

Il faut observer rigoureusement et être attentif à sa matière.

Le travail commence avant la taille, dans le regard, et débute avec le sciage.

Corps et matière

L’atelier

L’atelier est un espace ouvert.

De l'espace où chaque machine est ici pour une raison.
La lumière circule et accompagne le processus à sa manière pendant toutes les étapes.

La lumière artificielle sert pour corriger, la lumière naturelle est souvent là pour valider le polissage final.

Il y a l’eau, le bruit criard et la poussière fine, c’est un métier vrai et salissant.

Le regard prend le temps à chaque étape, pas pour satisfaire mais pour honorer ces matières minérales.

L’atelier est le lieu de naissance et de transition de la matière brute.

Angle précis

La taille

La taille met le corps en épreuve,

Quelques grammes, et toute l’attention du lapidaire.

Le processus de taille demande de la précision, les épaules, les coudes, la nuque; ce sont les parties du corps les plus sollicités pour s’exercer à cette danse.

L’eau apaise la matière et l’aide dans ce processus, elle réduit aussi les vibration, la tension dans les doigts.

On sent avant de comprendre. Chaque geste compte. Chaque erreur se voit.

La matière ne revient pas.

Il faut accepter de perdre et de faire des erreurs pour comprendre les différences.

La pierre ne se laisse pas faire, et s’il y a une faille on doit pouvoir l’anticiper grâce à la lecture et l’observation.

La matière se lit.

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